Choix d’encodage
L’encodage des textes de l’édition Gualdo 2.0 repose sur les recommandations de la Text Encoding Initiative (TEI), qui constituent aujourd’hui le standard de référence pour la représentation numérique des textes patrimoniaux et scientifiques. Le recours à la TEI permet de structurer les textes, de décrire leur matérialité éditoriale et de documenter les phénomènes de variation observables entre les différents témoins.
1. Objectifs de l’encodage
L’encodage a été conçu pour répondre à une double exigence :
- représenter fidèlement la structure des textes et de leurs témoins ;
- permettre l’identification, l’analyse et la visualisation des variantes.
Il ne s’agit donc pas d’une simple transcription numérique, mais d’un encodage savant destiné à soutenir l’analyse philologique et la publication en ligne.
2. Structure générale des fichiers
Chaque texte est organisé selon l’architecture générale recommandée par la TEI, comprenant notamment un en-tête descriptif et un corps de texte :
<TEI>
<teiHeader>...</teiHeader>
<text>
<body>...</body>
</text>
</TEI>
L’élément <teiHeader> rassemble les métadonnées relatives au fichier,
au témoin, à la source, aux responsabilités scientifiques et aux principes de codage.
Le corps du texte est structuré à l’aide de balises décrivant les divisions,
paragraphes, titres et autres unités textuelles.
3. Encodage de la structure textuelle
La structuration interne des œuvres repose sur l’utilisation d’éléments tels que
<div>, <head> et <p>,
qui permettent d’identifier les sections, titres et paragraphes.
Lorsque la logique du témoin l’exige, cette structuration respecte l’organisation
éditoriale propre à chaque version.
4. Encodage des variantes
L’un des principaux objectifs de l’encodage consiste à représenter les variantes entre les différents états des textes. Selon les cas, celles-ci peuvent être signalées à l’aide de dispositifs adaptés à l’édition critique numérique, notamment par l’articulation entre les leçons d’un texte de référence et celles des autres témoins.
Les opérations de suppression, ajout, substitution ou déplacement sont identifiées dans le cadre du travail de collation et d’alignement, puis intégrées dans la logique générale de présentation de l’édition.
5. Métadonnées et description des témoins
Une attention particulière est portée aux métadonnées, qui permettent de documenter les caractéristiques bibliographiques et matérielles des témoins : titre, date, lieu de publication, langue, source, responsabilité éditoriale ou encore statut du fichier dans l’édition.
Ces informations sont enregistrées dans l’en-tête TEI afin de garantir la traçabilité scientifique des données et leur réutilisation dans d’autres contextes de recherche.
6. Langues et circulation bilingue
Le corpus comporte des textes en italien et en français, ainsi que des cas d’autotraduction. L’encodage prend en compte cette pluralité linguistique, notamment par l’identification des langues et par la distinction entre les différents états d’une même œuvre.
7. Finalité du balisage
Le balisage TEI n’a pas seulement une fonction descriptive. Il rend possible la transformation des fichiers XML en interfaces de lecture, en notices ou en dispositifs comparatifs grâce à des traitements adaptés. Il soutient ainsi l’ensemble du processus éditorial, depuis la préparation des données jusqu’à leur publication et à leur exploitation critique.
8. Évolutivité
Les choix d’encodage retenus pour Gualdo 2.0 s’inscrivent dans une logique d’évolutivité. La structure des fichiers a été pensée pour permettre des enrichissements ultérieurs : ajout de nouveaux témoins, affinement du balisage, extension des métadonnées ou développement de nouvelles visualisations. L’encodage constitue ainsi un fondement technique durable pour l’édition critique numérique.